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La carrière de Julián Álvarez, de River Plate à l'Atlético

Mis à jour le 15 octobre 2026

En moins de dix ans, Julián Álvarez est passé d’un club de village argentin au statut d’attaquant vedette en Liga. Son parcours suit une logique simple : à chaque étape, il a choisi le temps de jeu et la progression plutôt que le confort.

Pour une chronologie exhaustive, saison par saison, la notice Wikipédia du joueur reste une bonne porte d’entrée. Ici, nous nous attachons aux tournants de sa trajectoire.

Les débuts : Calchín, puis River Plate

Tout commence à l’Atlético Calchín, le club de son village de la province de Córdoba. Repéré lors de tournois régionaux, il fait un essai au Real Madrid à 11 ans, mais les règles de la FIFA sur les transferts de mineurs empêchent toute signature. Il rejoint finalement River Plate en 2016.

Marcelo Gallardo le fait débuter en équipe première en octobre 2018. Quelques semaines plus tard, il est dans le groupe qui remporte la Copa Libertadores face à Boca Juniors, lors d’une finale déplacée à Madrid. Il n’est alors qu’un remplaçant, mais il apprend au contact de joueurs comme Enzo Pérez, Gonzalo Martínez ou Lucas Pratto.

L’explosion de 2021-2022

La saison 2021 change tout. Installé en pointe, Álvarez termine meilleur buteur du championnat argentin et remporte le titre avec River. Les recruteurs européens se bousculent. En janvier 2022, Manchester City conclut le transfert, pour un montant d’environ 17 millions d’euros d’après la presse, et le laisse finir la saison à Buenos Aires.

Ces six mois supplémentaires restent dans les mémoires : il plante notamment six buts dans le même match de Copa Libertadores contre l’Alianza Lima (8-1), en mai 2022.

Manchester City : le meilleur des apprentissages

À l’été 2022, Álvarez découvre la Premier League en même temps qu’Erling Haaland. Le Norvégien occupe la pointe, l’Argentin doit donc apprendre à jouer partout : en soutien, sur un côté, parfois même plus bas pour presser le premier relanceur. Pep Guardiola apprécie sa discipline tactique et son volume de course.

Le bilan collectif est vertigineux :

Individuellement, il dépasse les trente buts sous le maillot de City, mais il reste souvent le premier remplaçant dans les grands matchs. À l’été 2024, il demande à partir pour devenir titulaire indiscutable.

L’Atlético de Madrid : enfin le premier rôle

L’Atlético de Madrid l’achète en août 2024 pour 75 millions d’euros de base, auxquels s’ajoutent des bonus. Diego Simeone en fait le cœur de son attaque. Álvarez répond avec une première saison très prolifique, conclue avec près d’une trentaine de buts toutes compétitions confondues.

Le huitième de finale de Ligue des champions contre le Real Madrid, en mars 2025, illustre les deux visages de cette saison. À l’aller, il marque un but superbe après un slalom dans la surface. Au retour, lors de la séance de tirs au but, sa tentative est annulée par la VAR pour un double contact : son pied d’appui a effleuré le ballon après une glissade. L’Atlético est éliminé et l’épisode relance le débat sur l’interprétation de la règle. L’IFAB a ensuite précisé la façon de traiter ce type de contact involontaire.

Lors de la Coupe du monde des clubs 2025 aux États-Unis, l’Atlético est éliminé dès la phase de groupes malgré une victoire face à Botafogo. La saison 2025-2026 confirme son statut de leader offensif, avec notamment un triplé contre le Rayo Vallecano en septembre 2025 et un coup franc remarqué lors du derby face au Real.

Ce qui fait la différence

Au-delà des buts, ce qui frappe chez Álvarez, c’est la constance de l’effort. Il presse dès la perte du ballon, multiplie les appels et frappe aussi bien du droit que du gauche. C’est ce profil complet, rare chez un attaquant de 1,70 m, qui explique pourquoi les plus grands clubs européens continuent régulièrement de s’intéresser à lui.

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